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Réponse outre-tombe de l’abbé Diamacoune aux accusations ignominieuses de Sidy Lamine Niasse et de Ahmed Khalifa Niasse à son encontre

Posté par: Jean-Marie François Biagui| Lundi 16 novembre, 2015 14:11  | Consulté 2052 fois  |  0 Réactions  |   

La devise de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor comme prêtre et homme de Dieu était d’être « Prêtre pour l’éternité, pour mettre dans le monde la vérité, la charité, la justice et la paix, en établissant dans les cœurs le Règne de Dieu. »

Son engagement en tant qu’homme politique et leader charismatique du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) se résumait en une constance et une empreinte indélébile dans la lutte pour la sauvegarde, la promotion et la pérennité de l’identité de la Casamance et du Peuple casamançais en tant que tels.

A cet effet, il ne s’agissait pas pour lui, durant tout son vécu, de convertir Dieu à nos affects, encore moins à nos convictions prétendument religieuses, mais en toute modestie de traduire et de faire traduire dans un langage éminemment humain et pour les humains, autant que faire se peut, les prescriptions suivantes de Dieu :  « Pas de Paix sans la Justice ; pas de Justice sans la Vérité ; pas de Vérité sans l’application correcte de la Loi de Dieu dans ses exigences fondamentales : Tu ne voleras pas ; tu ne mentiras pas ; tu ne tueras pas ! »

Voici et voilà donc le politique et le prêtre-homme de Dieu qu’était l’abbé Augustin Diamacoune Senghor. Et comme tel, il était à la fois un missionnaire avéré, sinon invétéré, et un citoyen sénégalais de Casamance, extrêmement soucieux du devenir ou du destin de la Casamance.

A ce titre, et notamment dans la défense de la cause qui était devenue la sienne, l’abbé Diamacoune fut une chance incarnée, et non désincarnée, pour le Sénégal, et par conséquent pour la Casamance bien comprise, pour avoir été précisément l’homme-antidote de la violence gratuite ou aveugle en Casamance ou à partir de cette région Sud du Sénégal. Pour cette même raison, l’abbé Augustin Diamacoune Senghor ne saurait être assimilé à un « djihadiste » catholique. Seul son indépendantisme casamançais pouvait tout au plus lui être formellement reproché.

Sous ce rapport, jamais il ne lui serait venu à l’idée de déclamer, par exemple, « A la guerre comme à la guerre », pour justifier le plus banalement du monde l’injustifiable que constituent, par essence et du point de vue de leur finalité, les attentats djihadistes de Paris du 13 novembre 2015. Car, à l’extrême opposé de Sidy Lamine Niasse et de Ahmed Khalifa Niasse, la structure intellectuelle de l’abbé Dimacoune ainsi que la substance spirituelle de son esprit lui procuraient plutôt certaine forme substantielle de transcendance. De sorte que jamais il n’aurait semblé envisageable pour lui de suggérer que la France, avec les attentats du 13 novembre 2015, eût mérité ce qu’elle eût jamais semé. Tout au contraire, pour l’abbé Diamacoune, ces actes eussent été sans conteste un blasphème contre Dieu, et sa compassion et sa solidarité avec le Peuple français sans limites.

Sur la question brûlante de l’heure, relative à l’interdiction ou non du port du voile intégral au nom de la sécurité, le point de vue outre-tombe de l’abbé Diamacoune ne saurait passer, sous aucun prétexte, pour une caution de l’assertion de Sidy Lamine Niasse, pour qui « Interdire le port du voile intégral est un acte de guerre contre Dieu ».

En fait, l’abbé Diamacoune distinguerait bien en l’occurrence, tout d’abord et notamment à l’intention de Sidy Lamine Niasse, le ‘‘port du voile intégral’’ d’avec le ‘‘portement du voile intégral’’. Car, si le premier sous-tend par principe la liberté éventuellement non-négociable d’y recourir, le second pour sa part renvoie à ce qu’il comporte même en termes de pesanteur, de pénibilité, d’accablement ou de souffrances.

Le ‘‘portement du voile intégral’’ se veut en effet, et avant tout, une épreuve, voulue comme telle par des hommes (mais guère par Dieu) et dont seules les femmes concernées doivent faire l’épreuve, pour être exclusivement dédiée à elles, sous le regard inquisiteur de ces mêmes hommes et de ceux qui veulent bien répondre en l’espèce de ces derniers.

Ensuite, l’abbé Diamacoune instruirait aussi, certainement, toujours à l’intention principalement de Sidy Lamine Niasse, voire de Ahmed Khalifa Niasse, que le Dieu des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans, des Animistes, des Agnostiques et des Athées est un Dieu Unique, que tout homme (homme et femme dans l’égalité la plus totale) est appelé à adorer en Esprit et en Vérité.

Et enfin, l’homme de Dieu et le politique qu’était l’abbé Diamacoune terminerait probablement son plaidoyer en ces termes, mais toujours et prioritairement à l’intention de Sidy Lamine Niasse et de Ahmed Khalifa Niasse : Usez de vos dons, à vous offerts gracieusement par Dieu, mais usez-en à bon escient. Usez notamment des moyens colossaux de communication dont vous disposez pour diffuser ou semer, tout alentour et par-delà les océans et les continents, ce pour quoi vous êtes vous-mêmes objectivement une manifestation volontaire de Dieu. Faites-le donc, certes dans la liberté, mais dans le respect de l’autre ou de sa mémoire. L’autre comme l’abbé Augustin Diamacoune Senghor qui n’a guère plus de moyens, parce que mort, de se défendre contre le mensonge, la calomnie, la diffamation, l’opprobre.

Dakar, le 16 novembre 2015.

Jean-Marie François BIAGUI

Ancien Secrétaire Général du MFDC

Président du Mouvement pour le Fédéralisme

et la Démocratie Constitutionnels (MFDC-fédéraliste)

 L'auteur  Jean-Marie François Biagui
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Jean-Marie François Biagui
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